Visite Producteur : LES JARDINS DU BANCHET
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Christophe et Alexandre – Bilieu (38)
Au magasin : légumes bio en tout genre !
Les Jardins du Banchet c’est aujourd'hui 2 associés, Christophe et Alexandre, et 2 salariés, Bob et Jean-Marie.
Alexandre a crée les Jardins du Banchet en 2004 sur les terrains de son grand-père. Au début, notre maraîcher est perçu comme un ovni par les gens du coin : « faire pousser des légumes à 700m d’altitude ? Et en bio en plus ? » !
Allez, un peu d’histoire :
En 2008 : les deux associés se rencontrent.
En 2009 : Christophe fait un stage de reprise ici pour tester la potentielle association.
En 2010 : c’est parti ! C’est la création du GAEC, au début aussi avec Stéphanie.
En 2017 : ils embauchent un salarié saisonnier
En 2023 : un 2ème salarié les rejoints !
Aujourd'hui c'est Christophe qui nous fait le tour du propriétaire !
Ici, pas de chambre froide ! Le bâtiment de stockage est bien isolé, il y a même une « chambre fraîche » pour les légumes qui la plupart du temps est entre 14 et 15° ! C’est pour eux vraiment gage de qualité et gain d’énergie.
Pour l’irrigation, il y a une grande réserve d’eau à l’entrée du GAEC, 70-80 mètres cubes d’eau grâce à 5-6 cours d’eau qui l’approvisionnent via un système de pompage. Normalement l’irrigation est assez faible, mais cette année (tiens, tiens...) le besoin d’eau a été hallucinant !

Nous montons aux champs en suivant les pas de notre hôte. Christophe nous explique qu’ils ont ici 4 hectares et demi de légumes cultivés : poireaux, courgettes, oignons, navet, rutabagas, potimarrons, courges, patates, choux, tomates, haricots, aubergines, patates douces, concombre etc. et une vingtaine d’hectares à dispo. Tout autour de leur terrain, il y a pas mal d’élevage mais aussi de plus en plus de jeunes qui veulent s’installer en maraîchage !
Nous passons par la cabane de stockage et de séchage hors-sol des oignons et des échalotes. C’est aussi ici que sont stockés les moyens de lutte contre les maladies et les parasites : engrais bio, quelques phyto comme le compost (parfait pour l’apport d’azote, phosphore, potasse), du cuivre pour lutter contre les champignons, du savon noir contre les pucerons -mais c’est plus pour du préventif que du curatif. Ce qui peut vraiment les sauver : l’observation méticuleuse des cultures !

Puis nous nous rendons devant sa première serre, là ou Bob et Jean-Marie sont en ce moment en train de planter des plants de courgettes. Il y fait une chaleur suffocante ! Ces serres font 50 mètres de long sur 8 mètres de large. Les 8 serres sont idéales pour les hivers rigoureux.
Ok pour les hivers mais quid des chaleurs écrasantes ? Pour lutter contre le changement climatique, on avance les semis, on paille (top pour la condensation car cela produit de l’humidité), on occultation des serres avec de la peinture blanche « vertueuse »...
On s’adapte !
Autre soucis chez eux : les visiteurs indésirables ! Chevreuils audacieux qui mangent le cœur des salades (et le cœur seulement !!), corneilles farceuses qui déracinent les plants... Ça fait pas mal de perte et il est difficile de les contenir davantage !
Le travail nécessaire sur les serres de tomates est très chronophage : c’est 1000 pieds de tomates, 1000 ficelles à nouer à la main et tout autant de gourmands à couper. Pour ça, le rapport travail / production / chiffre d’affaire est loin d’être le meilleur ! Le plus rentable ? Les basiques : les poireaux, les patates, les choux !
Les produits du jardin sont distribués en magasin de producteurs du coin, dans les paniers AMAP des grenoblois, en Biocoop et chez nous !
En passant devant les aubergines, Christophe nous explique que ces plants sont greffés sur des pieds de tomates pour améliorer le rendements et les rendre plus résistants aux maladies.
Pour finir, nous passons par la serre des plants. Ici sont crées des plants de légumes, notamment tout ce qui est feuilles. Quasi tout sauf tomates en fait, car ils prennent trop de place ! Christophe nous montre sa machine « presse motte » qui mêle terreau et graines et en sort des petites mottes de terre prêtes à pousser ! Ce choix de maîtriser aussi l’amont leur donne une liberté de planning et de quantité disponibilité.
Et puis... On aime bien beaucoup faire cela, ça change !
Visite producteur·ices 2026, le 14/08/2026
Elsa, Florian, Jérôme, Luc, Margot, Matthias et Rodolphe.





















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